Protection de la couche d’ozone : Les techniciens de froid outillés sur les enjeux de sa destruction, le réchauffement climatique et les bonnes pratiques dans le secteur du froid

Le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières a initié les 15 et 16 septembre 2022, à Lomé, un atelier de formation des techniciens de froid sur les enjeux de la destruction de la couche d’ozone, le réchauffement climatique et les bonnes  pratiques dans le secteur du froid.

Cette formation qui s’inscrit dans le cadre de la Journée Internationale de la Protection de la couche d’ozone observée chaque 16 septembre,  marque la dernière étape des ateliers régionaux entrepris par le ministère en charge de l’Environnement. Ceci, afin de renforcer les capacités des participants sur les enjeux de la destruction de la couche d’ozone, le réchauffement climatique et les bonnes pratiques.

Selon les enquêtes d’une étude réalisée en 2021, dans le cadre de la phase préparatoire de la deuxième partie du Plan de Gestion de l’Elimination des Hydrochlorofluoro-carbones (PGEH), il est révélé que 88,3% des importations de R-22 réalisés en 2020 sont exclusivement destinés au secteur de l’entretien des équipements de froid. Cette utilisation abusive de ces substances pourrait favoriser les émissions de SAO et de gaz à effet de serre.

Par ailleurs, le rapport d’une étude réalisée au Togo en 2016, révèle que « les niveaux de consommations des hydrofluorocarbones (HFC) dans le pays sont en nette augmentation et que sans mesures adéquates pour favoriser l’importation et la consommation des alternatives à faible potentiel de réchauffement globale de la terre (PRG), la tendance va se poursuivre et l’objectif de maximisation des avantages climatiques suite à l’élimination des HCFC, risque de ne pas être atteint à l’échéance souhaitée en 2040, si aucune action tangible  n’est mise en œuvre dans le pays, pour la réduction de la consommation des HFC ».

Dans ce contexte peu reluisant où les utilisations de HCFC et de HFC sont prépondérantes, il serait recommandé d’inverser la tendance en se tournant vers des réfrigérants formulés à part des gaz à faible potentiel de réchauffement global dans le domaine de la réfrigération et de la climatisation bénéfique au climat.

C’est pourquoi le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, en collaboration avec l’Association des Frigoristes du Togo (AFRITO) a initié un atelier de formation à l’intention des techniciens de froid. Ceci, afin de renforcer leurs capacités sur les enjeux de la destruction de la couche d’ozone, le réchauffement climatique et les bonnes pratiques dans le secteur du froid.

Table d’honneur (2e de la droite vers la gauche, le ministre Katari Foli-Bazi)

Durant deux jours, les participants ont été formés sur l’utilisation rationnelle des réfrigérants fluorés à faible potentiel de réchauffement global du climat. Ils ont également  suivi des exposés sur la problématique de la destruction de la couche d’ozone ; les cadres juridiques et institutionnels de gestion des fluides frigorigènes ; les effets néfastes des gaz fluorés et les changements climatiques ; les différents types de réfrigérants ; les types  de climatiseurs et leur fonctionnement ; les méthodologies pour la charge d’un climatiseur au HFC-22 ; et la récupération de réfrigérants et les bonnes pratiques.

En ouvrant les travaux, le ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, M. Katari Foli-Bazi, a souligné que cet atelier arrive à point nommé au moment où la première phase du PGEH dont l’objectif est de permettre la réduction progressive de la consommation du R-22, réfrigérant incriminé dans notre pays et parvenir à son élimination totale à l’horizon 2040 prend fin le 31 décembre 2022.

Il a fait savoir que ce mécanisme a permis d’atteindre une réduction de 57% sur les importations de R-22 en 2021, ce qui selon lui, dénote les efforts importants consentis par le Togo pour lutter contre ces substances dangereuses pour l’environnement. Cette  démarche est évidemment en cohérence avec les stratégies de développement du pays et les mécanismes mis en place s’alignent également sur la vision du pays face aux préoccupations environnementales, a  ajouté le ministre Katari Foli-Bazi.

« En effet, la protection de la couche d’ozone à travers la mise en œuvre du Protocole de Montréal s’intègre parfaitement dans l’axe 3, effet 12, les extrants 3 et 4 du Plan National de Développement (PND) relatifs à « La réduction des émissions de gaz à effet de serre et la vulnérabilité des personnes et des biens, aux phénomènes climatiques extrêmes et à d’autres chocs et catastrophes ; l’amélioration de la gestion rationnelle des déchets et des produits chimiques et la préservation des risques biologiques, radiologiques et nucléaires », a-t-il indiqué.

M.Vidémé Ameh Djossou, coordonnateur du bureau national Ozone

 Le ministre Katari Foli-Bazi  a relevé  que les différentes initiatives pour juguler le phénomène de la destruction de la couche d’ozone ont conduit à la mise en place de la Convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone, adoptée le 22 mars 1985.

« En 1987, les nations se sont réunies à Montréal, au Canada pour signer un protocole visant à lutter contre l’appauvrissement de la couche d’ozone indispensable à la vie des organismes vivants sur l’ensemble de la planète. Au cours des années qui ont suivi, les 197 pays signataires du Protocole de Montréal l’ont ratifié et ont convenu de travailler ensemble pour restaurer la précieuse couche d’ozone et protéger la Terre contre les rayonnements ultraviolets dangereux du soleil », a-t-il ajouté.

Le Togo pour sa part, a-t-il poursuivi,  a ratifié la Convention de Vienne et le Protocole de Montréal le 25 février 1991 ainsi que les amendements au Protocole adoptés e, vue d’une actualisation du texte aux divers contextes environnementaux qui ont émergé.

ALI

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