Togo: Ces propositions des FDR pour lutter contre le terrorisme et la vie chère

Le parti politique les Forces Démocratiques pour la République (FDR) a donné son point de vue sur la récente rencontre organisée par le gouvernement pour unir les Togolais face aux attaques terroristes. A cet effet, le parti de Me Paul Dodji Apevon a fait des propositions devant renforcer le pouvoir d’achat face au phénomène de la vie chère.

Devant la presse ce mercredi 10 août 2022 à Lomé, les ténors des FDR ont réagi par rapport à l’actualité dans le pays.

Premièrement, il s’est agi de la lutte contre le terrorisme. En effet, depuis novembre 2021, le Togo est confronté au phénomène du terrorisme entraînant plusieurs morts parmi les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et au sein des populations civiles dans les préfectures de Tône et de Kpendjal.

Tout en condamnant « ces attaques barbares dont notre pays a fait l’objet, et salue la mémoire des éléments des forces de défense et de sécurité tombés au champ d’honneur et des civils tués de façon effroyable », les FDR soulignent que « Le phénomène est si alarmant et si préoccupant que le Chef de l’Etat a enfin compris qu’il est indispensable de créer une cohésion nationale pour une meilleure riposte contre ce fléau qui fait des ravages dans la sous-région ».

S’il soutient également « la mobilisation de tous les Togolais contre cette nébuleuse qui risque de saper le fondement même de notre Nation », ce parti politique de l’opposition déplore « la manière dont le problème est abordé », s’interrogeant sur « si nos gouvernants ont réellement pris conscience que le tissu social dans notre pays est en lambeaux et qu’il faudra engager des actions vigoureuses et courageuses pour le recoudre en vue d’une vraie cohésion nationale qui en elle-même est tout un programme, un processus à multiples facettes ».

Allusion claire faite à la rencontre initiée par le gouvernement pour pôner l’union nationale contre les attaques terroristes.

« La cohésion nationale ne se décrète pas. Ce n’est pas une question de slogans. Ce n’est pas non plus par une incantation qu’on la crée. La cohésion nationale est en effet la résultante d’une série de comportements suscités par une forte volonté politique des gouvernants avec l’adhésion des gouvernés pour promouvoir un réel vivre ensemble, facteur de progrès et de vrai développement », peut-on lire dans une déclaration.

Et de poursuivre : « Malheureusement au Togo, la cohésion sociale n’est qu’un mirage depuis des décennies et les tenants du pouvoir n’en font état que pour bluffer. Les journées de réconciliation armée-nation annoncées à grands renforts médiatiques n’ont été que des farces. Le vivre ensemble est foulé au pied par nos gouvernants qui, pour des raisons de conservation du pouvoir, posent des actes qui sont aux antipodes de la cohésion nationale qu’ils recherchent aujourd’hui frénétiquement. Ces actes de mépris, de violations des libertés, accompagnés par des violences souvent gratuites, ont atteint beaucoup de nos concitoyens dans leur chair et dans leur âme et ont entrainé de profondes frustrations politiques et sociales dont les séquelles auront du mal à disparaître ».

Quid de solutions ?

Les FDR proposent que « les conditions susceptibles de mettre tous les Togolais en ordre de bataille contre le fléau du terrorisme qui risque d’entrainer des conséquences désastreuses pour nous tous sMi nous n’y prenons garde » soient créées. Et elles pensent, selon eux, par une décrispation du climatique, la correction des frustrations politiques et sociales afin de « créer les conditions d’une vraie cohésion nationale ».

En ce qui concerne la vie chère, les Forces démocratiques pour la République formulent les propositions suivantes :

-La suspension provisoire des tarifs de péage ou, à défaut, leur réduction de moitié ;
-la réduction conséquente de la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM) ;
-le relèvement de la subvention des produits pétroliers, ce qui entrainera la baisse du prix du carburant à la pompe ;

la baisse des taxes à l’importation sur les produits de premières nécessités ; – le relèvement du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) comme l’ont fait d’autres pays de la sous-région

l’augmentation des salaires des travailleurs de tous les secteurs ;

la réduction du train de vie de l’Etat ;

la lutte contre la corruption à travers des mesures concrètes.

« Le parti FDR exhorte les gouvernants à prendre en compte toutes les observations et propositions qui précèdent pour récréer entre les acteurs politiques, la société civile, les forces de sécurité et de défense et l’ensemble des populations, un nouveau climat de confiance, seul susceptible de provoquer une vraie réconciliation, en leur faisant observer que s’ils continuent de marginaliser et de mépriser l’opposition, d’utiliser la violence et les intimidations pour étouffer toute contestation, de refuser la transparence des élections, de poursuivre une gestion économique opaque du pays avec ses corolaires de corruption et de pillage, d’appauvrir les populations, ils auront du mal à créer les conditions d’une réelle cohésion nationale », insistent Me Dodji Apevon et sa suite.

Aimé

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