Planification Familiale : La deuxième phase du projet DMPA-SC lancée

La deuxième phase du projet « Accélérer l’institutionnalisation de l’acétate de médroxyprogestérone en sous cutané (DMPA-SC) dans 8 pays du Partenariat de Ouagadougou » a été officiellement ce 16 mai 2022, à Lomé. A travers cette phase, il s’agit d’accompagner les pays à la prise en compte du DMPA-SC dans les politiques au niveau national dans le plan de planification familial, notamment l’auto-injection dans tout ce qui est offre de services de planification en matière de planification familiale.

Face aux taux de prévalence contraceptive bas  en Afrique occidentale francophone, 09 pays ont reconnu l’urgence d’agir ensemble en créant en février 2011, le Partenariat de Ouagadougou. Depuis le lancement de ce partenariat, ces pays ont fait des efforts considérables pour améliorer l’accès des populations aux services de Santé de Reproduction et de la Planification Familiale (SR/PF) afin de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle.

Selon les estimations de Track 20, les 09 pays avaient une prévalence contraceptive moyenne de 12%. Cette prévalence est passée en moyenne à 18% en 2018 à mi-parcours de la phase d’accélération lancée en en décembre 2015 par les 9 ministres de la Santé, visant à atteindre 2,2 millions de femmes additionnelles utilisatrices de méthodes contraceptives.

Malgré les efforts bien appréciables, cette prévalence contraceptive reste faible, et les besoins non satisfaits exprimés par les femmes et les filles en âge de procréeront connu une augmentation sur la même période. Ces besoins étaient estimés en moyenne à 29% en 2018, alors qu’ils étaient à 24% en 2011.

D’où l’introduction du DMPA-SC dans ces pays pour élargir l’accès et ouvrir la voie à d’autres nouvelles technologies telles que l’auto-soin.

Ainsi donc, le projet « Accélérer l’accès au DMPA-SC dans les pays du PO » dans sa première phase a couvert huit du PO (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger et Togo) entre 2019-2021.

A la clôture de cette première phase, chacun des pays a constaté lors de la présentation des résultats que des défis demeurent, notamment l’implication complète du secteur privé y compris les officines pharmaceutiques et surtout la disponibilité continue du DMPA-SC.

C’est dans cette optique que la deuxième phase du DMPA-SC a lancée. Ainsi, il s’agit d’accompagner les pays, évaluer le plan d’action de mise en œuvre à l’échelle de la première phase, tirer les leçons, quelles étaient les forces, les faiblesses et rebâtir un nouveau plan se basant sur les conclusions de l’évaluation de la phase 1.

Il sera également question d’accompagner les pays à ce qu’on puisse offrir le DMPA-SC au niveau du secteur privé, notamment les officines pharmaceutiques privées, les cliniques privées pour qu’on puisse offrir le DMPA-SC au niveau de ces officines pour que les femmes puissent avoir accès.

« De nos jours, il y a des points d’accès qui ne sont pas encore couverts et aussi il faut  travailler à ce que les données du secteur privé soient prises en compte dans le système national d’information sanitaire, parce que parfois dans certains pays, les données du secteur privé ne sont pas prises en compte dans le système national d’information sanitaire et ça fait des pertes de données. Donc, il sera question d’accompagner les pays dans ce processus. En outre, il faut dire que la plupart des pays dont le Togo ont pris des engagements à l’horizon 2020 en matière de planification familiale. Et aujourd’hui, il est question d’accompagner ces pays là à ce qu’on puisse mettre en œuvre ces engagements, à s’assurer que ces  pays prennent en compte les besoins spécifiques des adolescents dans ces engagements et que la question aussi du DMPA-SC soit prise en compte dans ces engagements. Cette seconde phase sera aussi d’accompagner les pays non seulement à s’assurer que ces engagements puissent être mis en œuvre et que ces engagements contiennent des activités spécifiques dédiées aux adolescents et prennent en compte la question du DMPA-SC, notamment la question de l’auto-injection. Comme vous le savez dans certains pays comme le Burkina-Faso, le Mali, le Niger, ils sont confrontés à des questions d’insécurité avec la fermeture de certaines formations sanitaires dans les zones en insécurité et dans ces zones, il est difficile d’avoir une méthode de planification familiale mais le DMPA-SC en auto-injection reste une très belle alternative pour permettre à ce que les femmes puissent avoir accès à une méthode de planification familiale. Donc, voici ce quoi vont consiste cette seconde phase qui a commencé en mars pour s’achever en juillet 2023 », a indiqué M. Célestin Compaoré, directeur régional Projet DMPA-SC.

Le représentant du ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de l’Accès Universel aux Soins, M. Ametépé Abram Agossou, a souhaité que cette deuxième phase réponde aux besoins des pays et qu’elle permette la mise à échelle complète de l’Auto-Injection.

Aimé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *