Lutte contre les impacts négatifs des risques climatiques : L’évaluation des capacités et besoins du système d’alerte multirisque soumis à validation

L’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC) en collaboration avec la Direction des Ressources en Eau (DRE) et la Direction Générale de la Météorologie Nationale (DGMN), avec l’appui de l’initiative CREWS financée par la Banque Mondiale et l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) organise du 11 au 12 janvier 2022, à Lomé, un atelier de validation de l’évaluation des capacités et besoins du système d’alerte multirisque.

L’objectif est d’examiner le document, faire des suggestions, des recommandations et de valider les rapports de diagnostic sur les composants des systèmes d’alerte multirisques au Togo.

En effet, les pays de la sous-région ouest africaine dont fait partie le Togo, ont été secoués ces deux dernières décennies par la manifestation des aléas dont notamment les inondations à grande échelle, les vents violents, les feux de végétation, le problème d’érosion côtière, les pollutions de tout genre et autres.

Face à ces aléas, le gouvernement a, à travers à l’Agence Nationale de Protection Civile, initié un système d’alerte précoce pour que dorénavant les populations soient informées en temps réel. Et pour informer les populations en temps réel, il faut un travail de prévention, de prévision.

Ainsi, à travers l’initiative CREWS pour le renforcement des services hydrométéorologiques et de la protection civile, le gouvernement a reçu l’appui de la Banque Mondiale et de l’Organisation Météorologique Mondiale pour renforcer le mécanisme d’intervention des différentes structures impliquées dans l’animation du système d’alerte précoce.

A ce titre, une étude a été commanditée pour faire le diagnostic afin d’évaluer les besoins pour le renforcement de ce système d’alerte précoce.

C’est dans ce cadre que se tient un atelier de validation de l’évaluation des capacités et besoins du système d’alerte multirisque. Ceci, pour permettre aux experts nationaux d’harmoniser leurs points de vue et de procéder à la validation dudit document.

Pendant deux jours, il s’agit de procéder à un examen critique des rapports de l’évaluation sur les composants des systèmes d’alerte multirisques ; formuler des suggestions et des recommandations pour impulser la mise en œuvre des actions proposées ; et obtenir à travers la validation, un consensus autour du rapport de l’évaluation des composants des systèmes d’alerte multirisques.

A cet effet, plusieurs thématiques, notamment « Le contexte de l’évaluation des capacités et besoins sur les composants des systèmes d’alerte multirisques », « La méthodologie de l’évaluation, les acteurs consultés, les échanges » et « Les principaux résultats sur l’évaluation en MHEWS, les recommandations et les actions proposées » seront présentées au cours des travaux.

Selon le directeur de la prévention, de la coopération et des affaires humanitaires de l’ANPC, M. Nelson Akibodé, avec ce document, tous les acteurs doivent avoir la notion des composantes d’un système d’alerte précoce.

« Ces composantes sont beaucoup plus axées sur la connaissance du risque. Vous ne pouvez pas faire l’alerte quand vous n’avez pas le contour des risques. La deuxième composante, c’est la surveillance et le service d’alerte. Une troisième composante, c’est la diffusion, la communication. Vous aurez beau faire les deux premières composantes, s’il n’y a pas une bonne diffusion, bonne communication autour, vous n’aurez rien fait. La quatrième composante, c’est la capacité de réponse. Toutes ces composantes feront objet de discussion, puis nous allons l’adapter à nos réalités. Ce ne seront pas des composantes importées mais nous allons l’adapter à nos réalités afin que le système d’alerte précoce puisse bien fonctionner au profit des populations vulnérables », a-t-il signifié.

Aimé

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