Togo: L’annulation de la Quinzaine Commerciale de Lomé, un coup dur pour les femmes

Rendez-vous incontournable de fin d’année, la quinzaine commerciale de Lomé est cette année annulée purement et simplement par la délégation spéciale de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) que dirige, Mme Nathalie Mazinèwè Bitho alors que beaucoup l’attendent pour boucler leurs activités économiques.

Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), la quinzaine commerciale de Lomé est devenue, au fil des années, comme l’a souligné une autorité politique, « une plateforme d’affaires qui permet aux opérateurs économiques d’écouler leurs marchandises et de mettre à la disposition de la population des produits de première nécessité pour les fêtes de fin d’année. C’est aussi un canal privilégié pour promouvoir les produits locaux ».

En 2020, malgré le contexte sanitaire préoccupant, l’équipe dirigeante d’alors de la CCIT l’a maintenue afin de permettre surtout aux femmes de conclure une année difficile sur le plan économique, dans le contexte que l’on connait.
Entre-temps l’équipe Germain Méba est partie et elle a été remplacée par celle incarnée par Nathalie Bitho. Et la 37è édition de la Foire commerciale de Lomé n’est même pas inscrite dans l’agenda alors même que c’est un moment que les opérateurs économiques adorent.

Les femmes obligées de s’installer devant le lieu de la quinzaine commerciale pour faire leurs affaires

« Généralement, c’est la quinzaine commerciale qui nous permet de terminer l’année en toute beauté même si pendant les douze mois, de façon générale, on n’a pas pu faire grand-chose. Là, nous nous retrouvons sans rien. C’est dommage », déplore Akossiwa Nagan, une revendeuse de pagnes.
Et de poursuivre : « Les autorités économiques et sanitaires auraient pu trouver une formule pour la maintenir d’autant plus que nous sommes tous conscients de la situation de la pandémie de coronavirus dans notre pays ».

Comme elle, Georges, revendeur des produits ménagers, ne dit pas le contraire. Lui va plus loin : « C’est méchant l’annulation de ce rendez-vous commercial. Ceux qui restent dans leur bureau et prennent ces genres de décision ne savent pas l’importance de cette quinzaine. D’ailleurs, eux, ils ont tous. Ils n’ont pas besoin de rien ».

Quoi qu’il en soit, la quinzaine qui aurait pu démarrer depuis ce 15 décembre, comme d’habitude, sur le site d’Agbadahonou ne l’a pas été. Même si certains habitués des lieux ont y transporté leurs marchandises, attendant désespérément de les écouler.

ALI

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