Transport de clinker: Quand CIMTOGO et SCANTogo encouragent la concurrence déloyale en défaveur des transporteurs togolais

Une affaire de transport de clinker éclabousse l’image de CIMTOGO et SCAN Togo. Elle peut paraître surréaliste au premier abord mais vraie. Si l’on fouille un peu plus, l’on découvre que la société « Ciments du Togo » semble avoir mis en place une politique contestable au niveau de transport du clinker.

C’est avec fierté que CIMTOGO, une filiale togolaise du groupe HeidelbergCement, se présente comme une société certifiée ISO 14001, ISO 9001 et OHSAS 18001. C’est tout à son honneur sauf qu’en matière de traitement des transporteurs qu’elle sélectionne pour le transport du clinker, se lit deux poids deux mesures.

Jusque-là, vous ne comprenez pas encore grand. Maintenant rentrons dans le vif du sujet.

En effet, CIMTOGO et SCAN Mine Togo produisent du clinker. Au niveau de l’usine de Kara, la quantité totale annuelle est de 240.000 tonnes pour l’exploitation. Pour transporter du clinker sur ce site (usine de Kara), elle lance un appel d’offres ouvert aux nationaux et aux étrangers.

A la fin du processus, ce sont trois sociétés qui sont retenues généralement. Il peut arriver qu’in fine, toutes peuvent appartenir aux nationaux ou à des gens d’autres nationalités.

Pour l’exportation de la même matière vers le Bénin et le Burkina Faso, la quantité annuelle moyenne par pays est de 1.250.000 tonnes. Le plus curieux est qu’ici, n’y a pas d’appel d’offres. La société elle-même pour des critères qui sont lui propres, donc discutables et obscurs, choisit deux sociétés notamment les Sociétés Illiassou et CMTP.

La première est du droit nigérien à qui il revient de transporter 1.000.000 de tonnes de clinker par pays et les 250.000 tonnes restantes sont laissées à la seconde. Cette dernière a une existence juridique floue. Si elle se présente comme une entreprise de droit burkinabé, elle a une filiale au Togo. Autre chose curieuse, elle utilise des véhicules de transports au Togo mais tous immatriculés au pays des hommes intègres.

Cette situation ambiguë créé un malaise au niveau des transporteurs nationaux, donc Togolais, qui ne comprennent pas pourquoi CIMTOGO et SCAN Mine Togo préfèrent les étrangers à eux.

« Nous ne sommes pas xénophobes. Mais tout porte à croire qu’il y a une préférence dans le choix des sociétés de transport. Et c’est ce qui nous révolte, d’autant plus que nous sommes aussi expérimentés, capables de faire les mêmes travaux que ceux qui sont sélectionnés dans des conditions que peu de personnes connaissent », murmure un transport sous couvert d’anonymat. Et un autre de glisser : « pourquoi ici on lance un appel d’offres et ailleurs, on ne le fait ? Soit on veut faire les choses correctement et mettre tout le monde sur le même pied d’égalité ou carrément on ne le fait pas ».

Le contexte est tel que certains mécontents franchissent vite le pas pour soupçonner CIMTOGO de fabriquer des sociétés écrans pour leur confier le transport du clinker. Une affirmation simpliste voire gratuite certes mais qui traduit le climat qui prévaut lorsque l’affaire de transport du clinker est évoquée.

A cet effet, ils lancent un appel aux autorités afin qu’elles puissent faire entendre raison aux responsables de ces deux sociétés.
Nous y reviendrons !

La Rédaction

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