Conservation de la biodiversité : Le Togo se dote d’un guide d’orientation sur la prise en compte du genre dans l’élaboration des textes juridiques, projets et programmes

Les acteurs issus de l’administration nationale, des associations et ONG, du secteur privé et tous les autres acteurs intervenant dans la conservation de la biodiversité ont validé le guide d’orientation pour l’intégration du genre dans les textes juridiques, projets et programmes relatifs à la conservation de la biodiversité. C’est  au cours d’un atelier organisé ce 23 juillet 2021, à Lomé par le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières. Ce guide ainsi validé va contribuer à la réalisation de la cible 19 du nouveau cadre mondiale de la biodiversité de l’après 2020, qui vise à favoriser la participation pleine et effective des peuples autochtones et communautés locales, les femmes et les filles et des jeunes à la prise de décisions concernant la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité.

Depuis 2015, le Programme des nations Unies pour l’Environnement (PNUE) soutient 7 pays africains à savoir : le Bénin, le Burkina-Faso, le Ghana, l’Ethiopie, le Maroc, le Niger et le Togo à travers le projet intitulé « Conservation de la biodiversité et développement des communautés locales à travers l’arbre Planting », financé par Korea Forest Service par le biais de l’Initiative de Changwon.

L’objectif principal de ce projet est d’accroître la sensibilisation sur la conservation de la biodiversité et de renforcer la capacité des communautés locales à gérer et à utiliser de manière durable la biodiversité locale. Il vise  également à promouvoir la conservation de la biodiversité et la réhabilitation des terres dégradées par la plantation massive et progressive d’arbres d’une manière durable.

Ceci intègre la plantation d’arbres, y compris les arbres fixateurs d’azote ainsi que les espèces d’arbres qui fournissent des produits forestiers non ligneux économiquement promoteurs, tout en améliorant les moyens de subsistance et les activités génératrices de revenus pour les communautés locales.

Cependant, si les activités menées dans le cadre de ce projet ont été mises en œuvre avec succès, les dimensions de genre ont été négligées. Ainsi, pour réduire l’écart et les disparités entre les sexes dans le projet nouvellement approuvé du Togo et en reconnaissance du fait que les femmes et les hommes utilisent différemment les ressources naturelles pour accomplir leurs rôles sociaux définis, il est nécessaire d’introduire une composante genre plus forte dans les activités dudit projet.

Table d’honneur à l’ouverture des travaux. on reconnait à droite en costume noir, le Col Dimizou Aoufoh

C’est dans ce cadre que le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières a validé un guide d’orientation qui va dorénavant, prendre en compte le genre dans les textes juridiques, projets et programmes relatifs à la conservation de la biodiversité.

Ce guide dresse une analyse diagnostique et propose une méthodologie et des outils permettant l’intégration des questions de genre tout au long du cycle de vie d’un projet de protection de la biodiversité pour en renforcer l’efficacité et induire davantage de résultats et de retombées positives. Ces outils permettront également de collecter des données et des informations qui seront analysées sous l’angle du genre.

En ouvrant les travaux, le représentant du ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, le Colonel Dimizou Koffi Aoufoh, a rappelé que l’égalité entre hommes et femmes est une condition essentielle pour l’amélioration de la qualité de vie des populations et à la participation effective de toutes les ressources humaines du pays au processus de développement. Dans une telle logique, a-t-il poursuivi, la promotion de la femme, longtemps inscrite dans l’agenda prioritaire de l’Etat a été durant ces dernières années, l’une des préoccupations majeures du gouvernement en quête d’un équilibre social.

« Ainsi, le Togo fait siens les principes cardinaux de la convention sur la biodiversité qui replacent la femme dans son rôle d’acteur et de promoteur de la gestion durable des ressources de la biodiversité avec tous les droits y afférents et dans des conditions de dignité, d’égalité et de représentativité », a-t-il indiqué.

Le Colonel Dimizou Aoufoh a, au nom du gouvernement, exprimé ses sincères gratitudes au PNUE et à tous les partenaires techniques et financiers qui accompagnent le Togo dans le processus de conservation de sa biodiversité.

ALI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *