Togo/Reconstitution de la couverture forestière : Promoteurs de projets de développement et opérateurs économiques sensibilisés sur la vision et les ambitions du gouvernement

Le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières a organisé ce 26 mai 2021, à Lomé, un atelier d’information et d’échanges avec les promoteurs de projets de développement et les opérateurs économiques sur la reconstitution de la couverture forestière au Togo. L’objectif de cette rencontre est de sensibiliser ces différents acteurs économiques sur la situation forestière au Togo et les politiques de reboisement, afin de les amener à avoir le niveau de compréhension nécessaire et contribuer par conséquent, efficacement à la restauration des paysages forestiers.

En effet, le résumé du bilan du secteur forestier du Togo issu du premier inventaire forestier national de 2016, révèle un taux de couverture forestière de 24,24 %, toutes strates confondues et un taux moyen annuel de déforestation d’environ 0,42 % pour la période 1990 à 2015 ; ce qui correspond à une régression de la superficie forestière d’environ 5679 ha par an.

Par ailleurs, les analyses indiquent que la superficie totale des terres dégradées au Togo est estimée à 234900 ha, soit 4,14 % du territoire national sur la période 2000 à 2010. Ce qui équivaut à un taux de dégradation de 23.490 ha par an sur le plan national.

Cette situation environnementale nationale préoccupante qui se dégage interpelle davantage à œuvrer contre la déforestation, la dégradation des terres… C’est dans ce cadre que ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières a entrepris depuis le 29 avril 2021, une série de rencontres d’échanges et de concertation avec les acteurs impliqués dans la gestion des écosystèmes forestiers, notamment les élus locaux, les préfets, les députés, les chefs traditionnels, les planteurs privés, les pépiniéristes et les organisations de la société civile, afin de partager avec chaque acteur, la vision et les ambitions du gouvernement relatives à l’extension du couvert forestier, lui rappeler ses rôles et responsabilités et susciter son adhésion et son engagement à contribuer à la réalisation de cette vision.

Ainsi, la rencontre avec les promoteurs de projets de développement et les opérateurs économiques a pour objectif de susciter l’intérêt de ces derniers à contribuer davantage à la reconstitution de la couverture forestière au Togo, afin que leurs actions ne soient en déphasage avec les objectifs du gouvernement en la matière.

Pour ce faire, plusieurs communications, notamment la situation forestière et les politiques de reboisement au Togo ; les responsabilités des promoteurs dans la mise en œuvre des reboisements compensatoires au Togo et la contribution des promoteurs au programme national de reboisement ont été développées.

Le directeur général de l’Agence Nationale de Gestion de l’Environnement (ANGE), M. Koffi Efanam Adadji, a indiqué que dans la dynamique actuelle de croissance économique à fort impact sur le développement humain, consacrée par le Plan National de Développement (PND) qui vise une croissance économique forte, durable et inclusive, la gouvernance environnementale qui est assurée par le ministère de l’environnement et des ressources forestières à travers son institution mérite d’être renforcée pour assurer un meilleur accompagnement des initiatives de développement.

Dans ce contexte, a-t-il fait savoir, il est nécessaire de sensibiliser les différents acteurs économiques sur la situation forestière au Togo et les politiques de reboisement afin de les amener à avoir le niveau de compréhension nécessaire et contribuer par conséquent, efficacement à la restauration des paysages forestiers.

« La restauration des forets naturelles dégradées et la conservation de la biodiversité ; le développement de nouveaux partenariats forestiers ; la promotion d’une production forestière soutenue ; le développement de la recherche forestière… Ce sont autant de défis que le gouvernement du Togo entend relever ensemble avec les collectivités locales, le secteur privé et la société civile, pour le développement social et économique de notre chère patrie. Votre participation à cette noble mission que coordonne le ministère de l’environnement et des ressources forestières est donc très attendue. Certains d’entre vous collaborent déjà si bien avec le ministère dans ce domaine », a laissé entendre M. Koffi Efanam Adadji.

En ouvrant les travaux, le représentant du ministre l’Environnement et des Ressources Forestières, M. Koudadzé Kodjo, a signifié aux promoteurs de projets de développement et opérateurs économiques que l’exécution des projets de développement leur impose les évaluations environnementales et sociales (EES) prescrites par la loi N. 2008-005 portant loi-cadre sur l’environnement.

« En instituant les évaluations environnementales et sociales, le pouvoir législatif veut s’assurer que tout promoteur intègre les considérations environnementales  et les perceptions du milieu à la planification de son projet. Ces évaluations environnementales et sociales n’ont pas seulement pour finalité l’obtention du certificat de conformité environnementale et sociale. Son importance réside beaucoup plus dans la détermination et la mise en œuvre effective des mesures d’atténuation transcrites dans le plan de gestion environnementale et sociale (PGES) qui constitue le cahier de charges des promoteurs », a-t-il laissé entendre.

Selon M. Kodjo Koudadzé, le reboisement compensatoire, l’une des mesures d’atténuation qui vise la restauration des écosystèmes forestiers impactés par les projets de développement, constitue un élément fondamental à prendre en compte pour l’atteinte des ambitions de reboisement du gouvernement. Il ne doit pas être considéré comme une activité facultative, a-t-il fait savoir.

« Pour traduire dans les faits la vision du chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, qui est de mettre le développement durable et l’anticipation des crises futures au coeur des priorités du pays, le ministère de l’environnement et des ressources forestières, ambitionne d’atteindre un taux de couverture forestière de 25 % d’ici 2025. Mieux encore, le chef de l’Etat a pris, le 12 mai 2021, deux décisions audacieuses au profit du développement du secteur forestier, à savoir le lancement d’une vaste campagne de reboisement massif destiné à planter un milliard d’arbres à l’horizon 2030 et l’interdiction de l’exploitation des produits forestiers de sciages sous forme brute ou semi brute », a déclaré M. Koudadzé Kodjo.

A cet effet, il a invité les promoteurs et opérateurs économiques à plus de responsabilité et d’engagement dans la mise en œuvre effective des PGES et surtout la réalisation des reboisements compensatoires qui vont contribuer à l’augmentation du taux de couverture végétale et à également s’inscrire dans une démarche de développement durable, une démarche de responsabilité sociétale et environnementale dite démarche de RSE à travers des mesures concrètes qui permettent de répondre aux enjeux particuliers de leurs secteurs d’activité.

ALI

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