Journée mondiale de l’alimentation : Le Système des Nations Unies s’engage aux côtés du Togo pour éliminer la faim d’ici 2030
Chaque année, le 16 octobre, l’Organisation des Nations Unies (ONU) et ses Etats membres commémorent la journée mondiale de l’alimentation, date de la création en 1945 de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Au Togo, cette célébration a été marquée le 16 octobre dernier, à travers une exposition des produits agroalimentaires locaux transformés, à la place FAO, à Lomé.
Présente au Togo depuis 40 ans, la collaboration entre la FAO, les pouvoirs publics et les organisations non-gouvernementales a permis de mobiliser et de mettre en œuvre des interventions structurantes ayant permis entre autres, de renforcer la recherche agronomique ; d’améliorer la surveillance épidémiologique animale ; de promouvoir la conservation des ressources naturelles avec des actions de conservation des sols, de reboisements et de d’aménagements forestiers ; de mettre en place et d’organiser le réseau des chambres d’agriculture ; de structurer les filières comme la pêche et l’aquaculture et de valoriser la transformation agroalimentaire locale.
« En ce qui concerne la transformation locale en particulier, il y a, par exemple un projet soutenu par la FAO et visant à appuyer les femmes transformatrices des produits agricoles. Ce projet a permis d’accroitre le nombre des unités de transformation alimentaire détenues par des femmes appliquant les bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication. Aujourd’hui, plus de 600 produits agricoles différents, transformés localement, venant de près de 150 fournisseurs, sont sur les marchés et dans les superettes, dans des conditionnements qui n’ont rien à envier aux produits importés », a fait savoir le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Togo, M. Damien Mama.

Selon lui, au Togo, comme dans le reste du monde, la faim a reculé au cours de la première décennie des années 2000.
« Grace aux politiques mises en œuvre dans le cadre de ses différents plans de développement, la prévalence de la sous-alimentation est passée de 26 % de la population en 2005, à 16, 2 % en 2018 », a-t-il révélé.
Cependant, M. Damien Mama a souligné que même si des avancées importantes ont été enregistrées dans le monde et pendant une longue période, il y a encore aujourd’hui une personne sur 9 qui ne dispose pas d’aliments suffisants pour bien se nourrir.
Pour le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Togo, la lutte contre la faim est un devoir de tous.
« Le Système des Nations Unies croit que le Togo peut éliminer la faim d’ici 2030, conformément à ses engagements dans le cadre de l’agenda pour le développement durable. Le pays pourrait donc mieux tirer profit de la volonté politique existante ainsi que des nombreux facteurs favorables comme les conditions climatiques, une population jeune, des terres arables et opportunités d’irrigation qui existent dans le pays. Pour ce faire, le Système des Nations Unies à travers ses 13 agences présentes au Togo restera engagé à vos côtés », a laissé entendre M. Damien Mama.
Aimé
