Togo/Garantie unique du transit inter-Etats de la CEDEAO sur le corridor Togo-Burkina Faso : Les acteurs du secteur sensibilisés sur les avantages de ce projet
La Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) en partenariat avec l’Office Togolais de Recettes (OTR) et la Chambre du Commerce et d’Industrie du Burkina-Faso ont organisé le 25 septembre dernier, à Lomé, une rencontre de sensibilisation sur la garantie unique du transit routier inter-Etats de la CEDEAO sur le corridor Togo. Il s’est agi de présenter aux acteurs du transit les avantages de ce projet.
En effet les chefs d’Etats de la CEDEAO ont signé le 29 mai 1982, la Convention A/PA/5/82, relative au Transit Routier Inter-Etats, pour promouvoir le transit communautaire. L’évolution de cette convention a induit la mise en place du Fonds de Garantie qui consiste en un prélèvement de 0,25 % de la valeur CAF des marchandises en transit à titre de caution, au début de chaque opération de transit, afin de garantir les droits taxes et pénalités encourus sur le territoire de transit, lors de la traversée de la marchandise.
Mieux encore, en 2005, les cautions nationales dans un souci de mettre en place une garantie unique de bout en bout, dans l’esprit de la convention TRIE ont signé un accord pour la mise en œuvre de la Garantie Unique, qui consiste en un prélèvement unique du fonds de garantie d’une valeur de 0,5 % pour le compte de tous les pays du même corridor, suivant une clé de répartition égalitaire.
Ce sont ces avantages qui ont été présentés aux acteurs du transit en vue de susciter leur compréhension ainsi que leur adhésion à ce projet.
La garantie unique est donc un mécanisme de facilitation des échanges au plan communautaire qui vise la simplification des procédures, la réduction du cout du transit, l’amélioration de la rotation des opérateurs du transit et l’amélioration singulière de l’attractivité du corridor.
Selon le Vice-président de la CCIT, M. Rémi Moevi, la garantie unique vient à point nommé pour faciliter les transactions des opérateurs économiques de l’espace CEDEAO afin que leurs secteurs privés respectifs tirent les bénéfices attendus de la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND).
« Le Togo s’est d’ailleurs positionné pour contribuer à l’accroissement des échanges entre nos différents Etats. En effet, dans son Plan National de Développement (PND) 2018-2022, plus précisément en son axe stratégique N.1, il est prévu de faire de notre cher pays un hub logistique et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région », a-t-il déclaré.
M. Rémi Moevi a saisi cette occasion pour exprimer sa gratitude aux principaux acteurs de ce projet pour leur forte implication à l’aboutissement dudit projet qui selon lui, est très important pour la facilitation des échanges communautaires.
ALI
