Prévenir le risque sécuritaire dans les pays de l’Espace Entente : La 5e réunion du comité des experts en charge de la sécurité et des frontières ouverte à Lomé

La 5e réunion ordinaire du comité des experts en charge de la sécurité et des frontières du Conseil de l’Entente est ouverte ce 31 aout 2020, à Lomé. Au cours de cette session, il s’agit pour les participants de faire un diagnostic de la situation sécuritaire qui prévaut dans les pays membres de l’espace entente, de dégager des propositions de solutions pertinentes et constructives qui pourront être versées à la session ministérielle prévue le 4 septembre prochain, à Lomé.

« Investir dans les espaces frontaliers pour prévenir le risque sécuritaire grandissant dans les pays membres du Conseil de l’Entente », c’est le thème de la 5e réunion annuelle du comité des experts en charge de la sécurité et des frontières du Conseil de l’Entente qui se tient du 31 aout au 2 septembre 2020, à Lomé.

En effet, le renforcement de la coopération sécuritaire entre les pays de l’Espace Entente demeure une absolue nécessité compte tenu du niveau de la complexité des menaces sécuritaires actuelles. Dans cette dynamique, les rencontres précédentes avaient également recommandé la mise à niveau des systèmes nationaux de renseignement, la création d’un environnement institutionnel et numérique sécurisé et la promotion à moyen et long terme d’un renseignement communautaire à l’Echelle de l’Espace Entente.

Ainsi, au cours de cette session, il est prévu une présentation de l’Institut d’Etudes de Sécurité sur les moyens dont disposent les groupes extrémistes violents, afin de réaliser un diagnostic sur la gestion des espaces frontaliers et proposer un programme de gestion intégrée des frontières dans l’Espace Entente.

Vue partielle des participants à cette session

Selon le directeur exécutif du Conseil de l’Entente, M. Patrice Kouamé, son institution a opté pour la prévention comme stratégie de lutte contre l’extrémisme violent dans son Espace.

« A cet égard, nous avons été impressionnés par l’expérience du bénin de Gestion intégrée des espaces frontaliers présentée à l’occasion de nos ateliers. Il s’agit d’une politique d’inclusion des populations des zones frontalières au destin national ; de coopération transfrontalière ; de paix ; de développement. Autrement dit, c’est une entreprise de démolition systématique de l’argumentaire pernicieux des entrepreneurs de violence, de prévention de la radicalisation des jeunes et de l’extrémisme violent », a-t-il signifié.

Aussi, dans le cadre de la duplication de bonnes pratiques, « nous avons pensé qu’un tel programme pourrait s’étendre à l’ensemble de l’Espace Entente et devenir un programme phare du Conseil de l’Entente », a-t-il ajouté.

Le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul, président du comité des experts en charge de la sécurité et des frontières du Conseil de l’Entente, a salué le choix du thème de cette 5ème réunion qui selon lui vient à point nommé.

« L’urgence de la menace terroriste et l’extrémisme violent prospère chaque jour en se nourrissant de la précarité et l’injustice sociale ambiante. La percée djihadiste sans précédent, qui malmène les appareils sécuritaires étatiques, met à rude épreuve les mécanismes mis en place par nos Etats pour contrer la menace terroriste. Aucun pays ne devant se sentir à l’abri de cette menace, il convient de créer des synergies positives pour rester solidaires devant l’ampleur sans cesse grandissante de ce fléau », a-t-il indiqué.

Pour rappel, le Conseil de l’Entente est créé le 29 mai 1959. Il est la doyenne des institutions sous-régionales ouest-africaines et est composé de cinq pays membres à savoir : Bénin, Burkina-Faso, Cote d’Ivoire, Niger et Togo. Ses objectifs sont entre autres, assurer la paix, la sécurité et la stabilité des Etats membres ; promouvoir une intégration politique et culturelle plus étroite et plus dynamique entre les Etats membres sur la base de la fraternité et de la solidarité et promouvoir l’intégration économique sous-régionale et le bien-être des populations. Il a pour missions de prévenir, gérer et régler tout conflit impliquant l’un des Etats membres ; promouvoir les principes de non-agression et d’assistance mutuelle; favoriser la culture de la paix et de l’entente entre les Etats membres; promouvoir le développement économique et social des Etats membres.

ALI

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